Ce qui s'achète d'occasion, et ce qui ne s'achète pas
Le seconde main est excellent sur certaines catégories et déconseillé sur d'autres — parfois pour des raisons de sécurité qu'on ne mentionne jamais.
J'achète beaucoup d'occasion et je m'impose quelques exclusions, qui ne relèvent pas du confort mais de la sécurité. C'est la partie que les contenus enthousiastes sur le sujet omettent régulièrement.
Ce qui marche très bien
- Le mobilier, dont l'état s'évalue à l'œil et à la main, et qui se répare.
- Les livres, les jeux, la vaisselle — usage sans risque, état visible.
- Les vêtements, en vérifiant les points de tension et l'absence d'odeur installée.
- Les outils manuels, souvent de meilleure qualité que leurs équivalents neufs bon marché.
- Le matériel de puériculture non soumis à choc, en vérifiant qu'il n'a pas fait l'objet d'un rappel.
Sur l'occasion, l'information la plus utile n'est pas l'état apparent : c'est de savoir si le modèle a fait l'objet d'un rappel de sécurité. C'est public et gratuit à vérifier.
Ce que je n'achète pas d'occasion
Tout équipement de protection ayant pu subir un choc. Un casque ayant encaissé un impact peut être structurellement compromis sans que rien ne se voie de l'extérieur. C'est vrai pour les casques de vélo, de moto, et pour les équipements de sport de protection.
Les sièges auto pour enfants, pour la même raison, et parce qu'on ne peut pas connaître l'historique. Les recommandations publiques sur ce point sont explicites.
Les matelas, pour des raisons d'hygiène et de tenue.
Les équipements électriques dont le cordon ou le boîtier est abîmé, et tout appareil bricolé.
Les vérifications avant achat
Il existe un site public de recensement des rappels de produits en France : une recherche par nom ou par modèle prend une minute et couvre une bonne partie du risque. C'est utile pour l'occasion comme pour le neuf.
Et pour l'électroménager, vérifier la disponibilité des pièces détachées avant d'acheter : un appareil d'occasion pour lequel plus rien n'existe est un appareil jetable.