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Les allégations environnementales : ce qui est encadré et ce qui ne l'est pas

Par · · 5 min de lecture

Certaines mentions ont une définition et un contrôle derrière elles. D'autres n'en ont aucun et signifient exactement ce que le fabricant décide.

C'est le sujet où je me suis le plus fait avoir, en payant plus cher pour des mentions qui ne recouvraient rien de vérifiable.

La distinction utile

Les mentions encadrées. Certains signes officiels et certaines allégations reposent sur un cahier des charges et un contrôle par un organisme tiers. Ils ne garantissent pas tout, mais ils garantissent quelque chose de défini.

Les mentions libres. Tout le reste du vocabulaire d'ambiance : naturel, respectueux, éco-conçu, engagé. Ces termes n'ont pas de définition réglementaire générale, donc pas de contenu vérifiable en tant que tel.

La question à poser à une mention : est-ce que quelqu'un d'extérieur au fabricant a vérifié quelque chose, et quoi ?

Ce qui a évolué

Le cadre s'est resserré ces dernières années sur les allégations environnementales, notamment sur les mentions globales de neutralité et sur les affirmations non étayées. Ces règles évoluent, et c'est précisément pour ça que je renvoie aux sources officielles plutôt que d'en donner une version qui vieillirait.

L'autorité chargée de la répression des fraudes et l'agence publique compétente en matière d'environnement publient des informations accessibles sur ce qui est autorisé et sur les pratiques problématiques.

Les réflexes concrets

Ce qui reste vrai quoi qu'il arrive

Le produit qu'on n'achète pas, celui qu'on garde plus longtemps et celui qu'on répare n'ont besoin d'aucune allégation. C'est décevant comme conclusion pour un article sur la consommation, et c'est celle qui résiste le mieux à l'examen.

Portrait de Alice Lambert

Chroniqueuse consommation

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